Jeu de peindre

Agenda
Début des séances: dimanche 27 septembre 2026 à 10h30
L’histoire d’Arno Stern
Formée par une disciple d’Arno Stern en 2019 à Marseille, Géraldine organise des séances dans l’atelier Bôzart depuis 2020.
pour en savoir plus elle vous invite à lire ses livres et à consulter ce lien : Le jeu de peindre (Arno Stern) : ses atouts et ses modalités
Le texte qui suit est tiré du site internet officiel d’Arno Stern :
Arno Stern n’est ni pédagogue ni artiste peintre. C’est par hasard qu’il comprend l’importance de la formulation chez les enfants et les conditions nécessaires à l’émergence de cette formulation au service de l’être humain. C’est en travaillant avec des enfants orphelins après la deuxième guerre mondiale qu’il découvre à la fois l’enthousiasme des enfants à “jouer” à peindre sans objectif artistique ou psychologique, mais également les similitudes de figures et de formes chez tous les enfants d’où qu’ils viennent et quelle que soit leur histoire.
Arno Stern en a déduit une approche nommée le Jeu de peindre où l’objectif est de peindre pour soi dans la spontanéité. Il a choisi le mot de “jeu” parce que l’acte seul a de l’importance et qu’il est caractérisé par un intense plaisir.
L’objectif est que le joueur puisse peindre en toute spontanéité, libéré des soucis pratiques et en acquérant une technique simple. On peint juste pour soi, sans peur d’être jugé.
Les règles du jeu
-Cet espace n’a aucun regard vers l’extérieur (les ouvertures et fenêtres sont recouvertes par des rideaux).
-Les murs sont recouverts de traces de peinture.
-Des feuilles de papier blanches sont fixées directement aux parois à la verticale.
–La table palette est présente au centre de la pièce (une grande table étroite et allongée dans laquelle sont insérées 18 godets contenant de la peinture et des gobelets d’eau à côté desquels sont disposés des pinceaux de deux tailles différentes).
-La pièce est aménagée de manière à ce que chaque personne puisse en quelques pas faire l’aller retour entre sa feuille et la table palette.
–Un servant du Jeu de peindre prépare le matériel, fixe les feuilles de papier, recharge les godets de peinture et encourage à approfondir (“tu viens juste de commencer, continue, ton pinceau saura”).
–L’absence de jugement (personne ne juge la production d’une autre personne ou ne craint d’être jugée).
Dans la quiétude et la permanence de ce lieu, la personne s’adonne à l’indicible et acquière une plénitude insoupçonnée.
Toute personne qui vit sa trace en éprouve un énorme bonheur puisqu’elle retrouve quelque chose qui lui a échappé, qui semblait perdu.
Les règles du jeu pour « le ou la servante » ( c’est à dire Géraldine)
- ne pas demander à l’enfant de raconter ce qu’il a voulu représenter,
- ne pas exposer, commenter, s’étonner, s’émerveiller, juger,
- ne pas donner d’idées, de suggestions, de conseils (à part technique comme la tenue du pinceau ou l’utilisation de la tablette centrale),
- ne pas imposer de règles qui écrasent la spontanéité (couleurs, perspective…),
- ne pas imposer de techniques (déchirer, faire dégouliner…),
- ne pas proposer de thèmes,
- ne pas essayer d’améliorer la trace de l’enfant,
- ne pas peindre sur la même feuille à plusieurs.
